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Vote du 22 septembre 2014

 Communiqué de presse du Cercle Républicain 68 "Edouard Boeglin"

 

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Texte complet du communiqué :

"L'orage n'a pas fini de gronder"

 

22 septembre vote des trois conseils alsace

 

 

Le 24 novembre 2012, 108 des 122 conseillers régionaux et généraux s’étaient rangés derrière Philippe Richert en faveur du Conseil Unique d'Alsace. Ce lundi 22 septembre, ils ont été 101 à faire comme s'il n'y avait pas eu de claque populaire lors du referendum du 7 avril 2013 (abstention invalidante dans le Bas-Rhin et inattendu Non du Haut-Rhin à 55%).

 

Que les mêmes restent d’accord avec eux-mêmes, et surtout avec leurs chefs de file, à un an du renouvellement de leur mandat, là n’est pas le plus étonnant. Ce qui est choquant, c’est de mépriser aussi ouvertement le suffrage populaire.

 

Au moins, entre le traité constitutionnel européen du 29 mai 2005 et sa copie complexifiée du 14 février 2008 (le traité de Lisbonne), il y avait eu de « nouveaux » élus qui ont pu cacher leur forfaiture derrière ce renouvellement de leur légitimité. Mais là ? Rien. Ce sont exactement les mêmes qui ont porté le projet du Conseil d’Alsace, et qui ont échoué à le défendre, avec des arguments peu convaincants, qui aujourd’hui bafouent le vote des citoyens.

 

 

 

Si de jeunes élèves se permettaient de désobéir aussi effrontément à leur maître, on les qualifierait immanquablement de sauvageons. Or, dans une démocratie digne de ce nom, le maître des élus, c'est (normalement) le peuple, qui s'est justement exprimé le 7 avril 2013.

 

Nous vivons une profonde crise de l'autorité politique : l'autorité, c'est ce qui limite le pouvoir et ses excès, c'est ce qui encadre les rapports de force, ce qui canalise la puissance. Sans l’autorité, c'est la loi de la jungle. C'est le règne des forts sur les faibles, de la grande gueule sur le modeste travailleur. C’est le règne des rapports de force, qui n'est pas celui de la légalité. Voilà donc ce que représente ce vote du 22 septembre 2014, politiquement et symboliquement très violent, qui provoquera de profonds dégâts dans l'électorat, bien au-delà du cas alsacien.

 

Nos élus ont pris prétexte de la fumeuse fusion avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne pour élever la voix (et l’argument n’est franchement pas meilleur que ceux de 2013). Mais pourquoi ne les entend-on pas tonner contre la suppression de la condition de référendum pour les évolutions territoriales, pourtant inscrite dans le même projet de loi ? N’est-ce pas plutôt ceci qui devrait les choquer, eux, « représentants du peuple » ? Au lieu de cela, ils creusent le fossé.

 

Si une collectivité territoriale d'Alsace devait se concrétiser, dès 2015, en toute légalité (puisque la loi aura été conformée aux lubies des expérimentateurs), il y aura alors une immense différence, lourde des déstabilisations futures : l’absence de légitimité.

 

L’orage n’a pas fini de gronder.

Tag(s) : #Alsace

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